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 Fodjo Kadjo ABO

Etre à la page, aujourd'hui

12 Juillet 2010, 11:06am

Publié par Fodjo Kadjo ABO

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      De tout temps les Hommes ont eu le désir d’être en phase avec les mœurs de leur époque. Nos contemporains n’ont pas fait exception à la règle.

     

      Que ce soit dans le domaine du langage, de la musique, de la coiffure, de l’habillement ou de la manière d’être, pour ne m’en tenir qu’à ces quelques exemples, des hommes et des femmes de tous âges et de toutes conditions ne ménagent rien pour être à la page.

   

       Cette attitude n’a rien d’anormal en soi. Il n’y a rien de plus légitime pour des gens de vivre selon leur temps. Que ne dirions-nous pas d’ailleurs de nos contemporains qui s’amuseraient par exemple à  s’habiller comme au moyen-âge ou au dix-huitième siècle ? Mais vous conviendrez bien que toute pratique, aussi naturelle et noble soit-elle, devient critiquable quand elle est exagérée.

  

       La mode, de nos jours, est semblable à une drogue. Elle amène quantité de ses adeptes à faire des choses qui révoltent parfois la raison. Face à certains comportements qu’elle suscite, on est souvent amené à se demander si elle est un indice d’évolution ou plutôt un signe de régression.

 

      Naguère, les tatouages étaient considérés comme les signes distinctifs de la barbarie. En Occident ils caractérisaient les malfrats, dont ils étaient l’apanage. Désignés sous l’appellation infâmante de balafres, ils attiraient aux peuples africains qui les pratiquaient les railleries les plus piquantes.

      Soucieux d’éviter à leurs peuples d’être pris pour des sauvages, des gouvernants africains mirent, au lendemain des indépendances, un point d’honneur à abolir la pratique de ces scarifications dans leurs pays. Nous ne pouvons que nous féliciter du succès de leur combat, qui a donné à leurs concitoyens l’mage de gens civilisés.

      Aujourd’hui, les tatouages sont loin d’être l’apanage des bandits et des peuples traités de sauvages. Que ce soit en Europe, en Amérique, en Asie ou en Afrique, les tatouages sont pratiqués par des personnes de tous âges et de toutes conditions. 

  Ces tatouages, dits modernes parce qu’importés de l’Occident, sont en réalité plus sauvage et plus nauséabonds que ceux qui étaient pratiqués par les Africains.

 Ils ne se font plus uniquement sur les visages comme ceux-ci le faisaient, mais sur presque toutes les autres parties du corps : cou, épaules, poitrine, ventre, dos, cuisses, jambes, avant-bras, bras, etc. Des femmes poussent la bêtise jusqu’à faire des tatouages sur les parties les plus intimes de leur corps : hanches, bassin, bas-ventre, fesses, seins, etc.

 

L’habillement est un autre domaine où l’on déplore des folies faits au nom de la mode.

Ce qui distingue les êtres humains des animaux, c’est la conscience que les premiers ont de la pudeur. Mais le souci d’être à la page a fait perdre de vue cette exigence à bien des personnes. Tout en pouffant de rires en apprenant que l’habillement de nos premiers parents consistait à cacher leurs parties intimes avec des rameaux, des peaux de bêtes ou de petites étoffes, quantité de jeunes gens de notre époque ne font pas autre chose.

Aujourd’hui, il est de bon ton pour ces jeunes de porter des jupes, des culottes ou des pantalons dits de « taille basse ». Ce sont des habits cousus de telle manière que, portés, ils laissent apparaitre la commissure des fesses et une partie du pubis.

Des jeunes filles pensent faire sensation en portant des jupes ou des culottes coupées à la lisière des fesses, exposant ainsi leurs cuisses et parfois leurs caleçons sur leurs passages. Comme si cela ne suffisait pas à les faire remarquer, elles portent des corsages qui laissent voir ou transparaitre leurs seins.

La mode nous retourne peu à peu à l’état sauvage. De nos jours, des jeunes s’habillent de manière à exposer leurs parties intimes. En cela ils se distinguent à peine des singes. Comme eux, ceux-ci sont revêtus de poils, leurs « robes », sur tout le corps, sauf sur leurs parties intimes. Est-ce cela l’évolution des mœurs dont nous nous targuons avec tant de fierté ?

 

Le désir démesuré d’être à la page est également à l’origine de dérives décevantes dans le domaine de la coiffure. De plus en plus, nombreux sont les hommes qui croient faire merveille en défrisant, en nattant ou en tressant leurs cheveux. Est-ce un signe d’évolution ou de régression ? On ne peut que se poser cette question quand on réalise que les femmes se battent pour sortir de la condition féminine dans laquelle ils s’efforcent d’être.

Naguère, les cheveux blancs étaient un signe de vieillesse. Tout en ayant horreur d’entendre dire qu’ils prennent de l’âge, des jeunes gens se donnent toutes les peines du monde pour blanchir artificiellement leurs cheveux sans craindre de paraître vieux.

Des jeunes filles vont jusqu’à s’offrir des cheveux qui donnent d’elles l’image d’extra-terrestres. On en voit avec de cheveux rouges, bleus, jaunes, verts, marron, violets, orange ou multicolores. En somme, les femmes nous ont habitués à voir des cheveux de toutes les couleurs, sauf celle avec laquelle elles naissent : la couleur noire.

 

Venons-en à la parure, un autre domaine où la mode nous fait faire des folies aussi risibles que déplorables.

Dans leur volonté de ressembler aux femmes, des hommes ne se contentent guère de se coiffer comme elles. Ils sont de plus en plus nombreux à porter des boucles d’oreilles, des colliers et des bracelets pour dames.

Comme pour faire la différence avec leurs « concurrents », des femmes s’illustrent de plus en plus par des maquillages hautement révolutionnaires.

Tout homme qui a du goût conviendra que rien ne vaut une femme qui a des sourcils bien fournis et bien délimités. Et c’est toujours avec un plaisir soutenu qu’on la contemple quand elle les met en relief avec du crayon noir.

De nos jours, il est de bon ton pour des femmes de raser leurs sourcils et de les remplacer par des dessins. Ces dessins sont d’autant plus désagréables qu’ils dévient les arcades sourcilières.

C’est très souvent qu’on voit, en lieu et place des sourcils, des figures géométriques qui partent de la racine du nez et qui remontent vers le front, donnant ainsi l’image de cornes. On en voit également qui sont tracées horizontalement et qui sont orientées vers les oreilles, de sorte que de loin, on a parfois l’impression de voir des lunettes. On en voit enfin qui descendent carrément vers les joues et qui font penser à des déguisements.

 

Il serait fastidieux d’évoquer tous les cas où nous suivons la mode de façon aveugle. Mais ceux dont il a été fait état me paraissent assez illustratifs. Terminons donc avec le maquillage, un autre domaine de prédilection du phénomène.

Nombreuses sont les femmes qui pensent se rendre coquettes en se fardant. En fait, il y en a que les fards embellissent, notamment celles qui savent les mettre avec finesse. Mais reconnaissons qu’il y en a aussi qu’ils rendent affreuses.

C’est le moins qu’on puisse dire quand, dans la rue, dans les bureaux et surtout dans les cérémonies, on rencontre des femmes maquillées de telle manière qu’elles ont toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sur le visage. Chacune des quatre paupières a sa couleur ; chacune des joues aussi. Le rouge à lèvres achèvent la symphonie : voilà une autre curiosité !

A l’origine le rouge à lèvres était utilisé par les femmes qui avaient des lèvres trop fines ou trop pâles. C’était pour elles une manière de mettre ces parties de leurs visages en relief.

De nos jours, ce produit est utilisé de façon abusive, tout comme il parait abusif de l’appeler « rouge à lèvres ». Aujourd’hui, il en existe de toutes les couleurs, de sorte qu’on voit souvent des femmes avec des lèvres blanches, des lèvres rouges, des lèvres noires, des lèvres bleues, des lèvres vertes, des lèvres jaunes, des lèvres orange, des lèvres ocre, des lèvres violettes et des lèvres dorées.

Le comble de l’absurdité est que certaines femmes appliquent le « rouge à lèvres » sans la moindre finesse. On en voit souvent passer avec des couches de peinture si épaisses qu’elles peuvent retenir les mouches et les moustiques qui s’y heurtent ou s’y posent. Voilà ce que c’est qu’être à la page de nos jours !

 

Il est temps que nous nous ressaisissions. La mode n’est pas une nécessité : nous n’avons rien à redouter en ne la suivant pas. Elle n’est qu’une question de commodité, et la commodité ne doit point nous conduire à l’avilissement, encore moins au danger.

 Suivre la mode sans discernement, c’est faire comme les moutons de Panurge ou, pour mieux dire, faire l’âne pour avoir du foin. Parce que je veux être à la page je dois exposer mes parties intimes ! Quelle sottise !

Le pire est qu’au nom de la mode nous prenons des risques qui nous coûtent souvent très cher. On aurait sûrement du mal à recenser les femmes qui ont été victimes d’agressions sexuelles à cause de leur habillement. De plus, la dépigmentation de la peau et les tatouages, par exemple, ont de graves conséquences sur lesquelles on ne cesse d’attirer notre attention. Que perdons-nous en ne suivant pas la mode ? Et que gagnons-nous en la suivant bêtement ? Ressaisissons-nous !

 

 

 

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L
<br /> salut Monsieur FODJO !<br /> je me presente moi c'est mass, je vous ecris juste parceque vous etes mon idole ;car j'aimerais etre magistrat comme vous et il se trouve que j'ai un petit truc qui cloche . j'ignore ou me fixé<br /> pour y arrivé donc j'ai super besoin de votre aide mr fodjo . je vous laisse mon contact 08918530. et encore merci baye<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Salut Mass<br /> <br /> <br /> Je vous remercie de votre aimable commentaire et surtout d'avoir fait de moi votre idole. Je suis tout à fait disposé à vous apporter ma modeste contribution pour la réalisation de votre rêve.<br /> Vous pouvez avoir tous mes contacts sur mon blog, notamment dans la rubrique "contacts"<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Je vous remercie. Que Dieu vous bénisse.<br /> <br /> <br />
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