LA VRAIE RÉCOMPENSE
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Le mercredi 13 novembre 2024, j’ai eu la faveur et la fierté de recevoir les insignes de Docteur Honoris Causa, titre décerné par le Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis au cours d’une cérémonie solennelle qui a eu lieu à Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.
Je dois avant tout cette distinction à Dieu. C’est Lui qui régit les destins des hommes. Source unique de tout succès, de toute gloire, son soutien ne m’a jamais fait défaut aussi bien dans ma vie quotidienne, dans ma carrière professionnelle que dans mes activités culturelles.
Je reçois cette distinction en ayant également l’esprit tournée vers les mânes de mes vénérables ancêtres. Attentifs à toutes mes aspirations légitimes, ils ont toujours su être mes interprètes auprès du Tout-Puissant.
J’exprime ma profonde gratitude au Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis qui a su me détecter parmi tant de cadres africains éligibles à la dignité de Docteur Honoris Causa. Je lui suis infiniment reconnaissant de m’avoir fait l’honneur et le plaisir de récompenser mes efforts, que je croyais passer inaperçus, à travers une distinction dont le prestige est de notoriété publique.
Je n’aurais jamais mérité d’attirer favorablement l’attention de ce Centre doctoral sans le concours de toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre, m’ont inculqué le goût de l’effort, du travail bien fait et du don de soi.
Je le dis en pensant à mon père et à ma mère qui m’ont donné la vie et tracé le chemin de la réussite. Paix à leurs âmes. Je le dis en pensant également à mes différents chefs et collaborateurs, actuels comme anciens, dont l’encadrement et la coopération m’ont permis de faire valoir mes atouts.
Au vu de paroles élogieuses et des récompenses honorifiques reçues antérieurement, je savais que j’étais bien apprécié de beaucoup, tant sur le plan professionnel que littéraire. Mais j’étais loin de m’imaginer que je l’étais au-delà des frontières de mon pays.
Le premier enseignement que m’inspire ma distinction est que nous sommes presque toujours suivis dans ce que nous faisons, dans bien des cas à notre insu. Nous ne nous en rendons compte que quand l’heure de la sanction ou de la récompense sonne. Cette réalité a de quoi nous amener à toujours bien faire tout ce que nous avons à faire.
Le second enseignement que je retiens de cette distinction est que la compétence, la conscience professionnelle et le dévouement désintéressé ont une rétribution qui va bien au-delà de ce que beaucoup s’imaginent.
Certes, la perception du salaire et l’accession à un poste politique, juteux ou prestigieux, qui font courir tant de personnes, sont des rétributions incitatives. Mais elles sont toutes temporelles, pour ne pas dire éphémères.
Les récompenses qui immortalisent leurs bénéficiaires comme le Doctorat Honoris Causa me paraissent bien plus précieuses. Dans une société en manque de repères, rien ne vaut, à mes yeux, l’honneur et le bonheur d’être officiellement reconnu et présenté comme un modèle, une référence.
Ce bonheur éternel est pour moi une variante de la Vie Éternelle qui fait courir tant de fidèles des religions révélées. Puisse le désir de s’immortaliser à travers leurs œuvres et leurs actions habiter de plus en plus les Africains et les faire également courir.
Chacun, ayant à cœur de satisfaire cette ambition ô combien noble, sera amené à se surpasser dans son domaine d’activité. Le développement de l’Afrique découlera de cet état d’esprit généralisé.
Fodjo Kadjo ABO
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